Déclaration

Durant la guerre des années 1998-1999, le Kosovo devint un « théâtre à huis clos » où l’Etat serbe a mis en scène la tragédie albanaise, distribué les rôles des acteurs, dirigé la moindre action des opérations militaires commis dans l’intention de détruire totalement ou partiellement les Albanais comme tel et, à la fin, saccagé la scène où le génocide avait été perpétré.

Toutefois, les atroces crimes génocidaires et la tragédie des Albanais du Kosovo ne peuvent être cachés. L’intervention des Etats démocratiques occidentaux mit fin à la barbarie serbe et put rendre public le massacre de plus de dix mille Albanais, les violences sexuelles dont furent victimes plus de vingt-mille femmes albanaises, le nettoyage ethnique du Kosovo avec l’expulsion de l’écrasante majorité des Albanais et la destruction des documents d’identité, le saccage de 100 589 maisons, de 88 101 bâtiment accessoires, de 358 écoles, de 30 centres culturels, de monuments historiques, de 93 bibliothèques et 123 institutions hospitalières et de 220 bâtiments de culte (mosquées, teqe, turbe, églises catholiques).

20 ans après la fin de la guerre au Kosovo on ne sait toujours rien du sort de 1600 personnes dont les traces ont été effacées par les forces serbes.

Le génocide au Kosovo est une plaie ouverte qui nécessite d’être traitée avec justice!

Le déni du génocide est une insulte grave aux victimes, à leur famille et à la nation contre laquelle a été commis ce génocide.

Les Balkans occidentaux ont besoin de paix, mais un avenir pacifique ne peut être construit sur le mensonge et le déni du crime. Le refus de reconnaître le génocide sape la construction d’une paix durable!

La reconnaissance, l’acceptation et la punition du génocide au Kosovo aidera à refermer la plaie ouverte et permettra qu’un jour devienne réalité la promesse régulière de “PLUS JAMAIS DE GENOCIDE!”

Le Centre « GENOCIDE AU KOSOVO- PLAIE BEANTE » vise à se transformer en réseau organisé d’intellectuels et d’activistes, lesquels s’engagent bénévolement pour informer correctement et élucider le génocide au Kosovo et insistent sur la nécessité que justice soit rendue.

Nous sommes convaincus que faire toute la lumière sur cette tragédie humaine contribuera à prévenir de nouveaux génocides, où que ce soit dans le monde.

Berne, 30 juin 2019